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Traitement des eaux usées

L’usine de traitement des eaux usées (UTEU), opérée par la Municipalité, dessert la population de Drummondville. Les eaux usées résidentielles, commerciales, industrielles et institutionnelles sont acheminées à la station et retournées après traitement à la rivière Saint-François. Environ 60 % des eaux traitées sont de source industrielle.

Comment les eaux usées arrivent-elles à l’usine?

Le réseau d’interception de la Municipalité compte plus de 310 kilomètres de conduites reliant chaque résidence, industrie, commerce et institution afin de capter toute l’eau à traiter. Au total, 43 postes de pompage sont nécessaires pour acheminer les eaux usées à l’usine de traitement. Par exemple, les eaux usées provenant des résidences situées à l’extrémité du secteur de Saint-Nicéphore parcourent jusqu’à 12 km et seront relevées par 5 postes de pompage avant d’arriver à l’usine. Près de 30 % du réseau d’égout est de type combiné, c’est-à-dire qu’il capte les eaux pluviales et sanitaires. Dans les secteurs plus récents, les eaux pluviales sont rejetées directement à la rivière et les eaux usées sont dirigées vers l’usine de traitement des eaux usées.

Que font les employés de l’usine?

Sous la responsabilité du chef d’exploitation, le personnel de la Ville de Drummondville opère l’usine d’épuration, les 54 postes de pompage, les 12 régulateurs de débit (en cas de forte pluie), les 4 déversoirs d’orage ainsi que les 79 points de débordements (en cas de panne électrique). Il fait également le suivi des émissaires pluviaux, des cours d’eau et des industries majeures. Le personnel est constitué d’opérateurs, d’électromécaniciens et de techniciens en assainissement des eaux.
L’usine dispose d’outils informatiques bien adaptés aux équipements et contrôles qui permettent au personnel d’exécuter un programme d’entretien préventif et d’assurer un rendement optimal de l’usine et des équipements.
Tout le personnel fournit un effort constant afin de limiter les coûts et d’optimiser le rendement des ouvrages d’interception et de traitement.

Pourquoi traiter les eaux usées?

Avec les débuts de l’ère industrielle et de la société dite de consommation, il était d’usage de rejeter les eaux usées dans les cours d’eau. L’importance des cours d’eau ne laissait pas présager la détérioration de l’environnement à long terme.
Au fil des ans, les rivières Saint-François et Saint-Germain se transformaient petit à petit en véritables égouts à ciel ouvert. Les rejets des eaux usées domestiques et industrielles à la hauteur de la ville de Drummondville ont affecté l’écosystème aquatique du bassin versant de la rivière Saint-François. Une étude, menée entre 1991 et 1995 par le ministère de l’Environnement et de la Faune, a démontré que le nombre d’espèces de poissons capturées en amont du barrage de la chute Hemming était passé de 14 à 8 à la hauteur de Drummondville et que plus de 18 % des poissons restants présentaient des anomalies externes.
Le traitement des eaux usées était donc essentiel pour permettre à l’écosystème aquatique de survivre et pour redonner aux citoyens l’usage de leurs cours d’eau.

Quel est le coût du traitement des eaux usées?

Entre 1982 et 1997, le projet a nécessité des investissements supérieurs à 80 000 000 $ pour la construction de l’usine et des 43 stations de relèvement.

Bien que les travaux de construction des étangs et de l’usine aient été effectués entre 1993 et 1997, il faut se rappeler que c’est à partir de 1982 que le programme d’assainissement a été mis en branle avec la construction des 38 postes de pompage. Le budget d’exploitation annuel de l’usine et des stations de pompage de Drummondville s’élève à 2 100 000 $, dont 50 % constituent des coûts énergétiques.

Maintenant que les eaux usées sont traitées, est-ce que l’on peut jeter n’importe quoi aux égouts?

Non, la toilette n’est pas une poubelle! Les rejets illicites de substances toxiques et de déchets dans le réseau d’égout affecteraient le rendement de l’usine d’épuration. La participation des citoyens à l’économie d’eau potable, à la collecte sélective des matières recyclables et à la collecte des résidus domestiques dangereux est essentielle au bon rendement de l’usine et à un coût d’exploitation peu élevé.

Quelques règles de base à appliquer

  • Éviter le gaspillage de l’eau : la chasse d’eau d’une toilette consomme jusqu’à 20 litres d’eau potable à chaque utilisation. La production de cette eau demande l’utilisation de produits chimiques qui polluent. Lorsque viendra le temps de remplacer une toilette, le règlement concernant les rejets des eaux usées précise que seule une toilette à faible débit (6 litres) peut être installée;
  • Se départir de diluants de peinture et autres résidus domestiques dangereux (RDD) de la bonne façon : en allant les porter à l’Écocentre (situé au 5620, rue Saint-Roch Sud). Il ne faut jamais jeter ces résidus dans la toilette ou dans la poubelle;
  • Éviter l’utilisation de broyeurs à déchets : ces équipements domestiques augmentent inutilement la charge organique à traiter. Le traitement est beaucoup plus dispendieux que l’utilisation du camion à déchets;
  • Favoriser le compostage à la maison : c’est une bonne façon de fertiliser le jardin et les haies tout en évitant les rejets inutiles dans la toilette;
  • Utiliser la poubelle pour certains résidus : les résidus de plastique tels que les enveloppes de serviettes hygiéniques et de tampons ou les cure-oreilles n’ont pas leur place dans la toilette, pas plus que les condoms d’ailleurs. Ces résidus ne sont pas biodégradables et nuisent aux opérations de traitement. Ils finiront par se déposer au fond des étangs et seront par la suite transportés au site d’enfouissement. Le moyen le plus rapide de disposer de ces résidus est de les jeter dans la poubelle.

Autres questions fréquentes et réponses

Est-ce que les industries payent leur juste part?

La Ville de Drummondville souscrit au principe du pollueur-payeur. Chaque industrie, commerce ou établissement dont le débit est suffisamment important est muni d’un compteur d’eau. Les industries majeures doivent caractériser leurs eaux et elles sont facturées en fonction de la charge rejetée. Des contrôles sont effectués par la Municipalité afin de s’assurer que les relevés transmis sont représentatifs et que le règlement relatif aux rejets des eaux usées est suivi.

Est-ce qu’il y a un suivi des performances de l’usine?

Le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire a la responsabilité du suivi des ouvrages. La Ville doit faire analyser des échantillons dans un laboratoire agréé et transmettre les résultats des analyses effectuées par le laboratoire indépendant et les siens à la fin de chaque mois. De plus, le suivi des débordements du réseau est également transmis afin de s’assurer que les ouvrages rencontrent les exigences et objectifs quant au nombre de débordements. À la fin de l’année, une note environnementale est donnée à la Ville. Tous les trois ans, une visite des installations est faite afin de s’assurer d’un bon entretien des équipements.

Est-ce que des recherches sont faites pour améliorer le traitement?

Près de 80 % des usines d’épuration au Québec sont du même type que l’usine de Drummondville. L’usine de Drummondville étant la plus imposante, elle a, par conséquent, des moyens et un personnel qualifié pour bien étudier l’efficacité de ce type de traitement. Au besoin, elle engage l’expertise des meilleurs spécialistes dans le domaine. La Ville favorise la participation des étudiants à la maîtrise et au doctorat de l’École Polytechnique de Montréal.

Une résidence peut-elle être mal raccordée au réseau sanitaire?

Le suivi du réseau pluvial nous a démontré que plusieurs raccordements ont été inversés lors de la construction. C’est donc dire que les eaux sanitaires se dirigeaient vers un fossé, un ruisseau ou une rivière alors que les eaux de drainage du bâtiment se dirigeaient vers l’usine d’épuration. Il s’agit d’erreurs la plupart du temps non intentionnelles. Entre 1998 et 2008, notre service a retrouvé et fait corriger 157 raccordements inversés, qui reliaient au réseau plusieurs appartements (2 à 12 logements), commerces et industries. Ces eaux usées rejetées sans traitement représentaient en quantité l’équivalent de ce qu’aurait produit une population de 700 personnes. Alors que la Politique nationale de l’eau du gouvernement provincial identifiait le problème et que celui-ci se préparait à exiger, auprès des municipalités, des recherches et des corrections, la Ville de Drummondville a été citée en exemple dans son action pour éliminer ces déversements.

Pendant combien de temps la capacité de l’usine sera-t-elle suffisante?

La capacité totale de traitement peut répondre aux besoins d’une population de 175 000 personnes.
Les étangs peuvent traiter une charge supplémentaire d’au moins 30 % sans qu’il y ait lieu de modifier les équipements actuels. Par la suite, des modifications mineures permettront d’augmenter la capacité. Toutefois, la meilleure méthode consiste à modifier, dès aujourd’hui, certaines mauvaises habitudes tant dans les résidences que dans les lieux de travail. Ce faisant, les étangs auront une durée de vie supérieure à 100 ans.

Information

819 474-8920

uteu@drummondville.ca

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