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Contrôle biologique des mouches noires

La Ville de Drummondville effectue le contrôle biologique des mouches noires depuis 1999. Les justifications de l’époque ayant mené à ce contrôle portaient sur la nuisance perçue par les citoyens lors de la pratique d’activités extérieures.

L’objectif de ce programme de lutte intégrée des populations de mouches noires est de contrôler biologiquement la nuisance causée par ces insectes sur le territoire couvrant Drummondville et toutes les municipalités bordant la rivière Saint-François, vers son embouchure dans le fleuve Saint-Laurent, à Pierreville et à Saint-François-du-Lac.

La période de protection débute au printemps, avant l’émergence des premières mouches noires, soit en mars, après la fonte de la neige et la débâcle des glaces (selon les conditions météorologiques), puis se termine à la mi-octobre.

Les opérations de contrôle consistent en des traitements consécutifs des cours d’eau, avec un larvicide biologique. Ce larvicide est sans impact sur l’environnement, car le produit agit sur l’acidité du système digestif de la mouche avec un pH de 7. Les traitements sont effectués au sol, en embarcation, par une firme spécialisée mandatée par la Ville.

De huit à onze traitements par année sont ainsi effectués afin de traiter et limiter quatre espaces de mouches noires différentes sur le territoire.

Mesure de la nuisance résiduelle

L’efficacité des interventions est déterminée par une mesure comparative du nombre de mouches noires retrouvées lors d’une même soirée à l’intérieur et à l’extérieur des secteurs à protéger. Le test consiste à se positionner à une station pendant cinq minutes d’attente, et ensuite, à faire la collecte d’adultes à l’aide d’un filet entomologique que l’on tournoie (en décrivant des « 8 » horizontaux) pendant cinq minutes.

Questions et réponses à propos du programme de contrôle biologique

La firme retenue par la Ville a mis en place un système de gestion des requêtes et s’engage à répondre en moins de 48 heures.

Pour communiquer avec la firme, la ligne Info-Moustique est accessible, en saison, 24 h sur 24 h, et ce, sept jours sur sept. Vous pouvez la joindre en composant le 1 581 306-2887. Vous pouvez également poser vos questions par courriel au info_moustique@cfroy.ca ou en ligne via un court formulaire accessible au https://www.cfroy.com/contact.

Il peut s’agir de petits insectes non piqueurs et non ciblés par le programme. Il peut aussi s’agir de moustiques issus d’une mare non recensée, oubliée ou de gîtes artificiels comme une piscine à l’abandon ou des seaux.

Il importe donc de signaler la présence de ces insectes en utilisant le court formulaire en ligne accessible au https://www.cfroy.com/contact. Par la suite, un expert sera dépêché sur place afin de déterminer la source et corriger la problématique.

Oui et non, puisque les traitements sont réalisés dans les cours d’eau et donc loin des habitations et, par le fait même, loin des regards.

Les programmes de contrôle sont réalisés à l’aide du Bacillus thuringiensis israelensis (Bti), un larvicide biologique appliqué directement dans les cours d’eau où les populations larvaires de mouches noires sont présentes et dont l’émergence des adultes occasionne des problèmes de nuisance.

Une solution liquide (aqueuse) est appliquée par des techniciens, munis d’un pulvérisateur manuel, dans des cours d’eau où la présence de populations larvaires de mouches noires a été observée à la suite de repérage sur le terrain.

Selon les milieux et les espèces, on peut compter d’une à dix générations de mouches noires au Québec. La première cohorte du printemps est la plus importante avec son lot d’espèces printanières. Par la suite, les espèces estivales se succèdent au rythme des précipitations jusqu’en automne. Les traitements doivent être répétés à chaque nouvelle éclosion, et ce, sur chaque génération, car le produit n’est efficace que pendant quelques heures.

Les traitements ciblent les larves de mouches noires dans les eaux vives. Les petites mouches noires se déplacent sur six kilomètres. La firme spécialisée engagée par la Ville fait donc des rayons d’intervention en fonction de leur déplacement. Cependant, seuls les points où il y a présence de larves font l’objet de traitements. Sur l’ensemble du territoire municipal, cela représente souvent autour de 1 à 2 % des superficies.

Questions et réponses à propos de ces insectes

Ce programme cible uniquement les espèces de mouches noires qui occasionnent de la nuisance au niveau de la population, pendant des périodes ciblées au cours de leur développement.

Chez les brûlots, de très petits insectes (1 à 3 mm), les larves se développent bien, car elles sont enfouies dans les sédiments et le produit biologique ne les atteint pas.

Chez les chironomes, les larves n’ont pas les conditions gastriques qui permettraient au produit d’être toxique aux dosages utilisés pour les mouches noires.

Les traitements biologiques sont appliqués aux stades larvaires, et ce, juste avant que ces insectes se métamorphosent et quittent leur milieu aquatique. Ainsi, la biomasse (ensemble de la matière organique) disponible dans ces milieux n’est donc pas diminuée, mais plutôt augmentée, puisque les larves moribondes ou mortes peuvent être consommées sans danger.

Questions et réponses à propos des impacts sur l’environnement et la santé publique

Le Bti est une bactérie naturellement présente dans la nature. Durant l’étape de sporulation (formation et libération de spores [cellules qui constituent une des étapes du cycle de vie de nombreuses bactéries]), le Bti produit une protéine cristallisée (isolation de la protéine sous forme de cristaux grâce à l’évaporation du liquide), qui est toxique contre les insectes de l’ordre des diptères, dont les larves de moustiques et de mouches noires.

Les interventions de contrôle biologique sont très ciblées et ne touchent que de très petits territoires. Le traitement est appliqué seulement aux endroits où les larves sont présentes. Après quelques heures, l’efficacité du Bti devient nulle.

À ce propos, dès que les traitements s’arrêtent, les cours d’eau sont de nouveau envahis par les larves de mouches noires et, rapidement, tout redevient très productif. C’est pourquoi certains programmes ont cours depuis plus de 30 ans au Québec.

Soulignons que l’arrêt des traitements a déjà été tenté dans certaines municipalités. À ce sujet, les résultats sont sans équivoque et démontrent que le développement des insectes est aussi important qu’avant les applications. Pour les firmes spécialisées, ce n’est pas une surprise, puisque chaque printemps, en zones traitées, leurs experts constatent des densités larvaires (nombre de larves par unité de volume) toujours aussi importantes d’année en année, et ce, depuis 30 ans.

Dans des dizaines de municipalités, le contrôle biologique a permis de restreindre à pratiquement zéro l’utilisation des pesticides et des insectifuges chimiques (substances qui repoussent les insectes et qui peuvent être toxiques ou provoquer des allergies).

Mentionnons aussi que la sédentarité (le fait de sortir peu et de demeurer le plus souvent possible à l’intérieur de son domicile) augmente de l’ordre de 30 % dans les zones infligées par la nuisance des mouches noires.

Autres questions et réponses

Au Québec, le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques délivre les certificats d’autorisation pour ces programmes. Ces certificats d’autorisation reposent également sur un avis faunique émis par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec. Le cadre réglementaire est strict et il est du ressort des autorités compétentes de déterminer les règles d’utilisation de ces produits. Les instances compétentes ont la tâche et le devoir d’encadrer ces programmes.

La Ville de Drummondville réalise le contrôle biologique des mouches noires depuis plus de 20 ans sur son territoire. Elle s’est associée avec les municipalités suivantes : Saint‑Majorique‑de‑Grantham, Saint‑François‑du‑Lac, Pierreville, Saint‑Elphège, Saint‑Bonaventure, Saint‑Pie‑de‑Guire, ainsi qu’avec la communauté d’Odanak, pour assurer l’efficacité des traitements et éviter des dérives en nuisances.

Pour davantage d’informations et de références sur le Bti, vous pouvez consulter le www.environnement.gouv.qc.ca/pesticides/virus-nil/bti/.

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