30 juillet 2025 Général, Sécurité
Convention collective
Alors que la convention collective des pompiers est échue depuis plus de quatre ans, la Ville de Drummondville tient à informer la population que son offre finale et globale plus que compétitive, présentée en avril dernier à son partenaire, n’a toujours pas été soumise dans son entièreté à l’ensemble des membres du Regroupement des pompiers et pompières de Drummondville.
Il s’agit d’une situation préoccupante et particulière, considérant l’impact sur l’ambiance de travail, la motivation du personnel et la reconnaissance perçue par ces derniers, et les efforts déployés par l’administration municipale pour arriver à une entente négociée. En revanche, notons que le processus de négociation en cours n’affecte en rien les services offerts aux citoyens.
En effet, depuis le début des négociations, la Ville a démontré une ouverture significative, notamment en acceptant de réviser les conditions normatives, comme les horaires de travail, et salariales. Ces efforts s’inscrivent dans l’engagement de l’administration municipale à faire de Drummondville un leader de l’expérience employé, tel qu’exprimé dans sa Planification stratégique 2023-2027, tout en tenant compte des réalités propres au métier de pompier et du besoin de conciliation entre la vie professionnelle et personnelle.
D’ailleurs, il importe de rappeler que les deux parties s’entendent depuis plus d’un an sur les conditions normatives et les avantages sociaux, et ce, dans une perspective de règlement à long terme. La question salariale demeure cependant le principal point d’achoppement. Notons que le processus n’affecte en rien les services aux citoyens offerts.
Une analyse indépendante de la rémunération globale
Dans l’objectif de faire progresser, une fois de plus, les discussions avec son partenaire, la Ville a de nouveau mandaté une firme de services-conseils d’envergure spécialisée en ressources humaines, rémunération et avantages sociaux, afin de réaliser une analyse de la rémunération globale des pompiers pour les années à venir. Cette démarche complète l’exercice de projection salariale mené plus tôt ce printemps.
Les résultats démontrent que la proposition actuellement sur la table placerait Drummondville pratiquement en tête du marché de référence, aux côtés de municipalités souvent citées par la partie syndicale, telles que Châteauguay, Terrebonne et Saint-Jérôme.
Cela dit, la Ville tient également à rappeler son devoir de saine gestion des fonds publics. À titre indicatif, le compte de taxes moyen est actuellement 55 % plus élevé à Châteauguay, 42 % plus élevé à Terrebonne et 28 % plus élevé à Saint-Jérôme qu’à Drummondville, ce qui représente un écart de 729 $ à 1 424 $ par ménage, sans compter le coût de la vie qui est plus avantageux à Drummondville. De plus, le maintien d’une équité interne entre l’ensemble des groupes d’employés municipaux est aussi une considération importante pour l’administration municipale.
Vers l’arbitrage en vertu de la Loi
En avril dernier, le ministère du Travail du Québec a confirmé aux deux parties que le litige serait entendu par un arbitre, en vertu des dispositions transitoires et finales de la Loi modifiant la Loi concernant le régime de négociation des conventions collectives et de règlement des différends dans le secteur municipal. La Ville a accueilli favorablement cette décision, dans le contexte de statu quo.
Il est toutefois important de préciser que l’offre finale et globale actuellement sur la table, qui vise une entente à long terme négociée entre les deux parties, ne sera pas la même que celle que la Ville déposera dans le cadre d’un éventuel processus d’arbitrage.
Enfin, bien que la Ville se soit rendue disponible pour trois des quatre dates proposées par l’arbitre en juillet, la partie syndicale n’a pu se libérer pour aucune d’entre elles. À moins qu’une entente ne puisse être conclue d’ici là ou que de nouvelles disponibilités soient convenues, le processus d’arbitrage devrait débuter en octobre prochain.
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